| Un peu
d'histoire...
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| L'histoire
commence en 1870 par la création de la Fanfare de Leval-Trahegnies,
groupe essentiellement apolitique qui connaît rapidement un beau succès
de foule lors de ses prestations. A l'époque,
la commune est dirigée par une majorité catholique et, aux élections
de 1878, cette majorité est renversée au profit des libéraux qui désignent
leur mayeur : Hector TRIGALLEZ. Dès ce
moment, des tensions de plus en plus grandes se font jour au sein de la
fanfare et ne parvenant plus à se mettre d'accord sur le fait
d'accompagner ou pas une procession, le groupe se divise finalement en
1890. Le 11
Janvier 1891, le groupe de musiciens catholiques arrête le règlement
de leur nouvelle fanfare : ce sera la naissance de la Fanfare l'Union
de Leval-Trahegnies. La 1ère
répétition a lieu chez Jules CLARA, càd à l'étage du café situé
au coin de la rue du riau et de la place de Leval. Ils étaient
18 musiciens :Elie, Aimable et Porphyre DELRIVIERE, Oswald et Jules
DECAMPS, Louis BOUGARD, Oscar DURIEAU, Augustin et Léon BURGEON, Firmin
DURANT, Oscar PAGE, Léopold et Auguste BERNARD, Emile BEAUMEZ,
Jean-Baptiste HECQ, Oscar EVRARD, Gustave NICODEME, et Augustin HALLOT et un
comité avait été formé sous la présidence d' Alfred MASY (il était
patron de la première distillerie levalloise, il avait créé avec
quelques autres la seconde cimenterie à Cronfestu bien connue sous le
nom de Cimenterie Levie et Président de la Fabrique
d'Eglise de Leval-St Pierre, le Secrétaire
était Donat DENAMUR, le Trésorier : Jules POURBAIX et le percepteur
des cotisations: Emile CLARA Ce
comité s'est rapidement élargi par l'arrivée d'Hector MICHY, Joseph
DECAMPS, Augustin HACARDIAUX surnommé "Rouchat la foi", Paul
SADIN, Charles POURBAIX, Jules HUBEAU, Emile SPORCQ, Léon HECQ, Camille
DUCARME et Léon BOUGARD et désigna deux Présidents d'honneur :Omer
HACHEZ et Alexandre CORDIER La séparation
d'avec l'aile libérale de la Fanfare de Leval n'avait fait qu'exacerber
les passions au point que le Bourgmestre avait fait interdire l'accès
au kiosque de la commune à la nouvelle société lors de la St Pierre.
Malgré cette interdiction, les musiciens et le chef s'étaient installés
sur le kiosque et ne le quittèrent que contraints et forcés par les
agents. Un de nos musiciens Oscar DURIEAU refusa d'obéir aux
injonctions des policiers, il se vit dresser procès-verbal et fut
condamné peu de temps après par le Tribunal de Binche à l'amende d'un
franc symbolique. Ces événements
dont on peut sourire aujourd'hui, mais qui à l'époque, avaient figure
de tragédie, n'ont pas découragé les dirigeants qui ne cessaient de
recruter de nouveaux musiciens et de 18 Musiciens en 1891 ils passaient
progressivement à 48 Musiciens en 1893. La
fanfare de Leval privée de son aile catholique continuait cependant à
remporter de beaux succès et l'équipe de la nouvelle Fanfare l'Union
voulut acquérir également ses lettres de noblesses; c'est ainsi que dès
1893 la Fanfare l'Union s'inscrivit au Concours international de LE
CATEAU où elle remporta tous les premiers prix avec l'exécution de
"France et Gaule" de Van Remortel et "La violette". Deux
ans plus tard, en 1895, au Concours de NEUILLY La Fanfare l'Union
emportait le Premier prix d'exécution et Premier prix d'honneur tandis
que son chef Achille DIEU décrochait le premier prix de direction. Les
Pièces présentées étaient : la "Marche des Incas" de
Baudonck et la "Croix Rouge" de Turine. Avant
d'aller plus avant dans l'historique de notre société, permettez-moi,
en quelques clichés de décrire rapidement les conditions dans
lesquelles vivaient la population levalloise à cette époque :
Mais, poursuivons l'histoire de notre société :
Un
nouveau comité se reforme avec : 1947 :
la FRU fête avec 6 ans de retard son cinquantième anniversaire et ce
sera l'occasion pour tous les musiciens de se voir offrir par le président
une magnifique journée d'excursion qui, à en croire les rapports de l'époque,
n'a pas dû être triste. Grâce
au dynamisme fantastique de son président, la Fanfare repartira de plus
belle, allant de répétition en concert, de succès en succès. A cette
époque et jusqu'à la fin des années 60, la fanfare accompagnera la
procession Ste Marie-Madeleine à Epinois, la procession du 15 Août à
Trahegnies et alternativement à Leval ou à Trahegnies les processions
de la Fête Dieu. En 1950
elle compte 94 musiciens inscrits dont 77 réguliers. L'année
suivante, en 1951, le comité compte de nouvelles figures : Albert
NAVEZ, Alphonse FLORIS, Zulmar LAURENT, Gérard TILMANT, et Willy
LEMAIRE. Le
6/11/1952, le Président Raymond CORDIER passe le flambeau à celui que
nous avons tous connus et appréciés comme Président pendant 38 ans et
dont je me plais à souligner encore une fois le mérite d'avoir su,
contre vents et marées parfois, garder le cap d'une Fanfare Royale
L'Union solide, fière, digne, ouverte à chacun qui accepte de se
comporter dans l'esprit d'amitié qui régne au sein de notre phalange,
celui qui tout en faisant preuve d'une grande fermeté a souvent du
concilier différents points de vue. Vous l'avez reconnu et je vous
invite à l'applaudir une fois de plus : Fernand MANDERLIER. Fernand
MANDERLIER a toujours oeuvré, tant au sein de la coopérative l'Union
dont il est toujours le président qu'au sein de la fanfare POUR la
fanfare et ce que je vais vous expliquer maintenant vous montrera sa détermination.
En
1959, la Fanfare avait participé sans grande difficulté à un Tournoi
Provincial. Pendant
le tournoi qui se déroulait simultanément dans plusieurs salles,
Fernand MANDERLIER allait écouter les uns et les autres et
progressivement sa conviction se forgeait que notre société ne serait
pas mal classée. C'était peu dire puisque quelques jours plus tard, au
cours d'une cérémonie grandiose de remise des prix,la Fanfare Royale
L'Union obtenait le 1er prix et la médaille d'or de la ville d'Anvers.
Cela se passait vers 12 H 30 et Fernand MANDERLIER annonça immédiatement
la bonne nouvelle, par téléphone à Raymond CORDIER resté à Leval.
Celui-çi réussit le tour de force de prévenir tous les musiciens qui
se rassemblèrent immédiatement rue Verte, décorèrent de fleurs une
voiture décapotable et étaient prêts dès 17 H pour descendre en
musique tout le village jusqu'au cercle, le président et le chef
installés comme des chefs d'état à l'arrière de la voiture. Fernand
MANDERLIER s'en souvient comme si c'était hier tellement l'ambiance y
était extraordinaire. Durant
les années qui suivirent, la fanfare décroche quantité de contrats et
donne des concerts à de multiples endroits. C'est
aussi à cette époque que la concurrence de la télévision et de la
voiture deviendra la plus forte. Malgré tout la Fanfare parviendra à
se maintenir alors qu'autour d'elle un nombre important de sociétés
disparaîtront faute de combattants. Bon an
mal an, la fanfare donnera quelques concerts et sera sollicitée à de
multiples occasions civiles ou religieuses. C'est
ainsi que depuis Janvier 1971,elle rehausse chaque dernier Dimanche de
Janvier la messe Ste Aldegonde. En Août
1979, c'est au tour de la paroisse de Buvrinnes de faire appel à notre
société pour sa traditionnelle procession du 15 Août. Et,pour
terminer, le 12/4/85, elle offre un concert à la Fabrique d'Eglise St
Pierre lors de l'inauguration de la nouvelle installation de chauffage. J'arrive
ainsi au terme de cette évocation de ce que fut la vie, parfois
glorieuse, en tout cas jamais monotone de notre société mais pour être
complet je m'en voudrais de ne pas citer : Les
16/4/73 et le 29/10/1983 : la Fanfare enregistre dans les studios de la
R.T.B.F. Novembre
1986 : pour le première fois, les épouses, exclues jusque là,
participent au banquet annuel de Ste Cécile. Depuis
1987, la Fanfare qui pour les raisons que je viens d'expliquer boudait
les rencontres provinciales depuis 25 ans y a repris part en emportant
d'excellents résultats le 16/5/87 : en 3ème cat, le 23/4/88, en 2ème
cat, le 16/4/89 en 1ère cat, le 11/5/92 et le 14/5/95 en cat
excellence.
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